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Planification de la retraite – voir plus loin après 50 ans

S’occuper de sa prévoyance à temps pour vivre pleinement sa retraite
 En Suisse, le système de prévoyance vieillesse repose sur trois piliers: la prévoyance publique (1er pilier), la prévoyance professionnelle (2ème pilier) et la prévoyance individuelle (3ème pilier). Ce système laisse une grande place à l’initiative privée et aux possibilités d’optimisation. Si vous utilisez cette marge de manoeuvre et que vous commencez à planifier votre retraite suffisamment tôt, vous pourrez l’envisager l’esprit tranquille.

Pour la plupart des personnes, la retraite est un tournant majeur dans la vie. Elle influe sur le temps libre, les relations que l’on entretient avec son partenaire, les finances, le statut social, et sur bien d’autres domaines encore.

Personne ne sait a priori ce que c’est que la retraite, mais il est possible de s’y préparer en profitant des connaissances des autres et en anticipant cette nouvelle vie à venir.

Sur le plan financier surtout, il est utile d’organiser en temps voulu son retrait de la vie active, car il est encore possible d’optimiser sa prévoyance quelques années avant la retraite. Le système suisse de la prévoyance vieillesse vous offre une marge de manoeuvre suffisante à cet effet.

Le système des trois piliers 
Le système de prévoyance suisse s’articule autour de trois piliers: la prévoyance publique, la prévoyance professionnelle et la prévoyance individuelle. La prévoyance publique est obligatoire pour tous, et la prévoyance individuelle, facultative. Les salariés qui touchent un salaire annuel de 20'880 CHF ou plus doivent obligatoirement être assurés dans le cadre de la prévoyance professionnelle; les indépendants peuvent quant à eux s’assurer s’ils le souhaitent. 

En principe, le 1er pilier – la prévoyance publique – permet de couvrir les besoins vitaux. Le 2e pilier ou les prévoyances professionnelles sont censées maintenir le niveau de vie habituel après la retraite. Quant au 3e pilier, la prévoyance individuelle, il permet de combler les éventuelles lacunes.

Les prestations des 1er et 2e piliers ne suffisent généralement pas à maintenir le niveau de vie habituel.

Le 1er pilier : la prévoyance publique (AVS/AI)

Le 1er pilier inclut l’assurance-vieillesse et survivants (AVS), l’assurance-invalidité (AI) ainsi que les prestations complémentaires (PC), versées dans certains cas. L’AVS est l’oeuvre de solidarité la plus importante de Suisse; elle a vu le jour en 1948 et a été révisée dix fois depuis sa création.

L’AVS a été conçue pour compenser les pertes de revenu dues à l’âge ou à un décès :

  • La rente de vieillesse permet aux assurés de se retirer de la vie professionnelle en bénéficiant d’une sécurité financière.
  • La rente pour survivants empêche que le décès d’un conjoint ou d’un parent n’entraîne des difficultés financières insurmontables pour les survivants.

L’AVS est une assurance obligatoire. Tout adulte résidant ou travaillant en Suisse y est assuré. Les ressortissants suisses qui travaillent à l’étranger peuvent s’assurer à titre facultatif pour éviter d’avoir des lacunes de cotisations. Sont également assujettis à l’AVS les enfants et les personnes sans activité lucrative, telles que les étudiants, les personnes invalides, les bénéficiaires d’une rente ou les hommes et femmes au foyer.

L’AVS est financée selon le système de répartition: les cotisations versées par la population active sont immédiatement utilisées pour financer les rentes en cours. L’assurance repose donc sur le principe de la solidarité entre les générations.

Toutefois, depuis de nombreuses années, l’écart entre ceux qui cotisent et les bénéficiaires de rente ne cesse de se creuser, car la proportion de personnes âgées dans la population totale augmente constamment. A long terme, l’évolution démographique menace le système de l’AVS dans sa forme actuelle, à tel point que l’âge de la retraite devra peut-être être relevé tôt ou tard.

Les prestations de l’AVS ne représentent pas des sommes colossales et ne garantissent que le minimum vital. Les rentes de vieillesse sont calculées en fonction des années de cotisation et du « revenu annuel moyen déterminant ». Elles sont adaptées à l’évolution des salaires et des prix ; actuellement, la rente annuelle maximale s’élève à 27'840 CHF pour une personne seule et à 41'760 CHF pour un couple. La
rente minimale correspond à la moitié de la rente maximale.

Pour connaître le montant de la rente à laquelle vous aurez droit, vous pouvez commander votre extrait de compte AVS individuel sous
www.ahv.ch
Si vous êtes âgé de plus de 40 ans, il vous sera envoyé gratuitement.

Montant maximal de la rente annuelle AVS :

  • 27'840 CHF pour les personnes seules
  • 41'760 CHF pour les couples

Le 2e pilier : la prévoyance professionnelle (LPP)

Les caisses de pension ont plus de 100 ans d’existence et pourtant, la prévoyance professionnelle est restée longtemps facultative ; elle n’a été intégrée dans la Constitution fédérale qu’en 1972, pour constituer le 2e pilier de la prévoyance vieillesse. Et il a fallu attendre 1985 pour que la « loi fédérale sur la prévoyance professionnelle » institue le 2e pilier obligatoire.

La prévoyance professionnelle repose sur le principe suivant: une partie du revenu – représentant entre 3,5% et 9% du salaire assuré, en fonction de l’âge de l’intéressé – est portée au crédit d’un compte individuel au lieu d’être versée directement au salarié. L’employeur verse sur ce compte un montant au moins identique à la contribution du salarié. Le compte individuel est ainsi alimenté tous les mois par une somme qui s’élève entre 7% et 18% du salaire assuré, selon la classe d’âge à laquelle appartient le salarié.

L’argent placé sur ce compte au fil des ans constitue l’avoir de vieillesse, qui est rémunéré au taux d’intérêt minimal LPP. Actuellement, en 2011, ce taux est de 2%. Au moment du départ à la retraite, il est possible de retirer cet avoir sous la forme d’un capital ou de demander sa conversion en une rente de vieillesse viagère; vous trouverez de plus amples détails à ce sujet à partir de la page 18 de cette brochure.

Contrairement à l’AVS, le 2e pilier n’est pas une oeuvre de solidarité ; chacun épargne en principe pour soi-même. Les salariés âgés de 17 ans ou plus doivent être assurés auprès d’une caisse de pension par l’intermédiaire de leur employeur, s’ils versent des cotisations AVS et gagnent au moins 20'880 CHF par an. Jusqu’au 1er janvier suivant leur 24e anniversaire, les salariés qui versent des cotisations LPP ne sont assurés que contre le décès et l’invalidité ; ils commencent ensuite à constituer leur avoir de vieillesse.

Les personnes indiquées ci-après ne sont pas soumises au régime de la prévoyance professionnelle obligatoire :

  • les indépendants,
  • les salariés possédant un contrat de travail d’une durée de trois mois au maximum,
  • les personnes qui travaillent dans une exploitation agricole et qui sont membres de la famille du propriétaire de l’exploitation, et
  • les personnes qui sont en incapacité de gain à 70% au moins selon l’AI.

Pour les revenus élevés, le salaire n’est pas intégralement assujetti à l’assurance obligatoire. La part du salaire supérieure au montant maximal LPP, qui est de 83'520 CHF, est appelée la part surobligatoire et n’est soumise à aucune législation. Vous trouverez tous les détails concernant la part surobligatoire de votre avoir de vieillesse dans le règlement de votre caisse de pension.

Les prestations versées par la caisse de pension et par l’AVS sont censées garantir aux assurés le maintien de leur niveau de vie habituel après leur départ en retraite. Mais en raison des nombreuses modifications intervenues depuis l’introduction de la LPP, cet objectif est rarement atteint aujourd’hui.

La rémunération de l’avoir de vieillesse, par exemple, a été sensiblement réduite. Le taux de conversion, qui définit la part de l’avoir de vieillesse accumulé qui est versée chaque année aux assurés sous forme de rente, a lui aussi été abaissé. Lors de l’introduction de la LPP, ce taux a été fixé à 7,2%. Mais comme la population vieillit, il doit être ramené à 6,8% d’ici 2014. Cette petite différence de taux n’est pas sans conséquences: pour un avoir de vieillesse de 400'000 CHF, la rente annuelle s’élevait à 28'800 CHF avec le taux initial, alors qu’en 2014, elle ne sera plus que de 27'200 CHF.

Rente annuelle maximale du régime obligatoire LPP : environ 27 000 CHF.

Le 3e pilier : la prévoyance individuelle

Si les prestations des 1er et 2e piliers ne suffisent pas à maintenir votre niveau de vie habituel, vous pouvez combler les lacunes de prévoyance – au moins en partie – au moyen du 3e pilier.

La prévoyance individuelle présente deux variantes :

  • Le pilier 3a, appelé aussi prévoyance liée, est assorti d’avantages fiscaux: vous pouvez déduire de vos revenus le montant versé dans le cadre du pilier 3a et réaliser ainsi des économies d’impôts allant jusqu’à 2000 CHF. Lors du versement ultérieur du capital vieillesse accumulé dans le cadre du pilier 3a, un taux d’imposition réduit est appliqué. Les sommes pouvant être affectées chaque année au pilier 3a sont toutefois limitées.
  • Le pilier 3b, dit aussi prévoyance libre, est plus flexible, mais n’offre pas d’avantages fiscaux. Font partie du pilier 3b toutes les formes d’épargne privée autres que le pilier 3a : compte d’épargne, argent liquide, divers produits d’épargne et de placement, rentes viagères, logement en propriété, objets de valeur, etc.

Le pilier 3a permet d’économiser jusqu’à 2000 CHF d’impôts par an.

« Il faut impérativement intégrer son partenaire dans la planification. »

Pourquoi planifier sa retraite puisque la loi a tout prévu?

Bruno Kaufmann: Il y a beaucoup de choses que l’on peut et que l’on doit préparer soi-même, à commencer par les aspects suivants: ai-je l’intention de prendre une retraite anticipée? Comment gérer la transition entre la vie professionnelle et une retraite active? Comment organiser mon temps judicieusement le moment venu? Dois-je retirer l’avoir épargné auprès de ma caisse de pension sous la forme d’une rente ou d’un capital?

A quel moment faut-il commencer à planifier sa retraite?
Dans l’idéal, à partir de 50 ans. A cet âge, les enfants ont généralement atteint leur majorité; les besoins ne sont plus les mêmes, il reste du temps pour combler les lacunes financières éventuelles et en général, on jouit d’une situation professionnelle stable, et par conséquent d’un revenu confortable. Les indépendants doivent quant à eux se préoccuper de leur retraite dès la création de leur entreprise, tout au moins du point de vue de la planification de la succession.

Comment planifier sa retraite? A quoi faut-il prêter attention?
Il faut toujours intégrer son partenaire dans la planification, c’est très important. Adressez-vous à un conseiller en prévoyance spécialisé, qui étudiera les options s’offrant à vous au niveau de la prévoyance professionnelle: avez-vous la possibilité de procéder à un rachat pour augmenter votre avoir de vieillesse? Pouvez-vous vous permettre de demander un versement en capital ou d’envisager une retraite anticipée? Quel sera le montant de votre rente de vieillesse et de celle allouée à votre partenaire si vous veniez à décéder?

Quelles mesures prendre maintenant pour améliorer sa situation financière à la retraite?
Il existe plusieurs possibilités. La première consiste à racheter des années d’assurance auprès de sa caisse de pension, ce qui présente des avantages en termes d’optimisation fiscale, améliore la rente de vieillesse et peut éventuellement faciliter un départ en retraite anticipée. Se constituer un pilier 3a dans le cadre de la prévoyance individuelle assortie d’avantages fiscaux est aussi une solution. Mais ce qui me semble le plus important, c’est de réaliser des économies à son propre niveau: il faut éliminer les situations de surassurance et de double assurance et réduire ses coûts, par exemple en augmentant la franchise de son assurance-maladie.

Planifier sa retraite : prendre son avenir en main en dix étapes

Trois piliers, retrait du capital, rentes, avoir de vieillesse – tout cela paraît bien compliqué. En réalité, il n’est pourtant pas si difficile de planifier financièrement sa retraite. Voici comment procéder en dix étapes.

  1. Commencez tout d’abord votre planification en déterminant le budget qui servira à couvrir vos dépenses courantes pendant votre retraite. Réfléchissez aux projets que vous souhaitez réaliser plus tard, à votre train de vie futur et aux risques que vous devrez assumer en termes de finances et de santé. Tenez également compte de vos souhaits personnels tels que des investissements importants consacrés à votre logement.

    Supposons que vos dépenses courantes à la retraite s’élèvent à 80'000 CHF par an.
  2. Pour connaître le montant de la rente AVS annuelle à laquelle vous aurez droit, demandez un extrait de compte individuel à votre caisse de compensation AVS.

    La rente est plafonnée à 27'840 CHF par an.
  3. Adressez-vous à votre caisse de pension pour savoir également quel sera le montant de la rente LPP qui vous sera versée chaque année.

    Dans l’exemple présent, nous partons de l’hypothèse que la rente LPP s’élève à 27'160 CHF par an.
  4. Pour déterminer votre lacune de prévoyance annuelle, calculez la différence entre vos dépenses courantes et les rentes que vous recevrez de votre caisse de pension ainsi qu’au titre de l’AVS.

    80'000 CHF – 27'840 CHF –
    27'160 CHF = 25'000 CHF.
  5. A présent, vous pouvez estimer le capital qui vous sera nécessaire à l’âge de 65 ans pour combler votre lacune de prévoyance. Si l’on table sur une espérance de vie moyenne de 85 ans, vous devrez combler votre lacune de prévoyance annuelle pendant 20 ans pour réunir le capital nécessaire.

    20 x 25'000 CHF = 500'000 CHF (capital nécessaire).
  6. Calculez le montant du capital dont vous disposez aujourd’hui (capital effectif), c’est-à-dire les actifs que vous possédez déjà. Tenez compte du fait que votre capital est productif d’intérêts jusqu’à votre départ à la retraite.

    Somme disponible actuellement : 200'000 CHF. Grâce aux intérêts, ce capital s’élèvera à 260'000 CHF au moment du départ à la retraite (capital effectif).
  7. Faites la différence entre le capital effectif et le capital nécessaire pour déterminer vos besoins en capital et savoir quel montant vous devrez épargner jusqu’à la retraite pour faire alors face à vos dépenses courantes.

    500'000 CHF – 260'000 CHF =
    240'000 CHF (besoins en capital).
  8. Quel est le temps dont vous disposez pour épargner le capital manquant?
    Pour le savoir, déduisez votre âge actuel de l’âge de la retraite.

    65 – 45 = 20 ans.
  9. Vous pouvez à présent calculer le montant que vous devez épargner pour couvrir vos besoins en capital.

    240'000 CHF en 20 ans =
    12'000 CHF par an ou 1000 CHF par mois.
  10. Comparez le montant à épargner et vos ressources financières. Parviendrez-vous à épargner suffisamment d’argent d’ici votre retraite pour réunir le capital nécessaire? Dans la négative, plusieurs options s’offrent à vous pour optimiser votre budget. La première consiste à limiter vos dépenses après le départ à la retraite, afin de réduire vos besoins financiers annuels. Vous pouvez également ne prendre votre retraite qu’à l’âge de 67 ans, ce qui vous laisse plus de temps pour combler votre lacune de prévoyance. Ou encore, vous avez la possibilité de diminuer vos dépenses actuelles afin de mettre davantage d’argent de côté jusqu’à la retraite. Peut-être trouverez-vous par vous-même d’autres moyens d’optimiser votre stratégie de placement et de réaliser un meilleur rendement.

Se constituer rapidement un patrimoine et l’utiliser en toute tranquillité

Planifier votre retraite vous permet de savoir quelle somme vous devez réunir pour profiter de votre retraite à l’abri des soucis financiers. Mais il vous faut commencer le plus tôt possible à constituer le patrimoine nécessaire et à réfléchir au meilleur placement pour la période qui suivra votre départ en retraite.


Dans la plupart des cas, les revenus des 1er et 2e piliers ne couvrent que 40% à 60% du dernier salaire perçu avant la retraite. Si vous souhaitez maintenir votre niveau de vie habituel à la retraite, vous devez donc vous constituer un capital supplémentaire. Plus vous commencerez tôt à épargner, mieux ce sera, car l’effet des intérêts composés s’accroît au fil du temps.

Rendement ou sécurité
En matière de placements, il n’y a pas de gros gains sans risques importants. Aucun instrument de placement ne peut malheureusement se soustraire à la loi du rapport risque/rendement; un placement ne peut garantir des revenus élevés tout en offrant une sécurité maximale.

De même, il existe un conflit d’objectifs entre liquidité et rentabilité: des placements disponibles à court terme sont souvent synonymes de revenus moindres.

L’interaction entre le rendement, la sécurité et la liquidité implique des compromis permanents. Dans tous les cas, le choix de la forme de placement optimale dépend de vos besoins personnels ; il n’y a pas de stratégies de placement universelles, optimales pour tous.

Rares sont ceux qui peuvent prendre le risque de perdre leur capital de vieillesse dans des placements financiers. Si vous placez de l’argent dont vous aurez besoin pour la retraite, la sécurité doit l’emporter sur le rendement; ne prenez des risques élevés qu’avec le capital dont vous pouvez assumer la perte totale ou partielle.

Si vous hésitez lors du choix d’un placement pour votre capital de vieillesse, optez pour la sécurité, même si le rendement doit en pâtir. Par ailleurs, à l’approche de la retraite, choisissez des placements privilégiant la sécurité, car plus le temps passe, plus votre patrimoine est précieux.

Naturellement, il est frustrant de tout miser sur la sécurité et de voir des personnes de son entourage réaliser des bénéfices élevés avec leurs placements. Mais la crise financière nous a montré qu’une forte hausse cache toujours un risque de chute élevé.

Un dosage savant entre rendement, sécurité et liquidité.

Se constituer un capital avec le pilier 3a


Lorsque l’on souhaite se constituer un patrimoine en vue de sa retraite, il vaut généralement la peine d’exploiter d’abord toutes les possibilités offertes par le pilier 3a – la prévoyance liée – puisqu’elle est assortie d’avantages fiscaux.

Vous pouvez déduire de votre revenu imposable le montant annuel investi dans le pilier 3a. Plus tard, lors du retrait du capital, ce n’est pas le taux d’imposition normal qui s’applique, mais un taux réduit.

Cependant, un placement dans le cadre du pilier 3a est soumis à un certain nombre de restrictions :

  • La somme que pouvez verser chaque année est limitée; actuellement, en 2011, cette somme s’élève à 6682 CHF pour les salariés assurés dans le cadre d’une caisse de pension, et à 32'832 CHF pour les indépendants.
  • Vous pouvez retirer le capital accumulé au plus tôt cinq ans avant la retraite ordinaire, sauf si vous partez à l’étranger, débutez une activité indépendante ou faites l’acquisition d’un logement.

En principe, une solution de placement dans le pilier 3a peut revêtir deux formes :

  • une solution bancaire, ou
  • une solution d’assurance.

Avec la solution bancaire, vous versez de l’argent sur un compte 3a et bénéficiez d’un taux préférentiel. Il existe aussi des comptes 3a liés à des fonds de placement, qui vous permettent de participer à l’évolution d’un fonds. Les perspectives casco de rendement offertes par ces comptes sont attrayantes, mais les risques sont élevés en conséquence. Vous décidez vous-même chaque année du montant investi.

Dans le cadre de la solution d’assurance, vous bénéficiez en plus d’une protection : une partie de la prime annuelle sert à couvrir les risques d’invalidité et de décès. En cas de décès, l’assureur verse la somme convenue aux bénéficiaires. Si vous êtes frappé d’incapacité de gain, il prend en charge le versement des primes. Le capital vous est versé à l’expiration du contrat. Les dispositifs de sécurité dont est dotée cette solution limitent toutefois le rendement. A l’instar de la solution bancaire, il est possible de choisir des produits d’assurance liés à des fonds de placement.

Le choix de l’une ou l’autre solution sera dicté par votre situation personnelle et vos projets. Vous pouvez aussi associer les deux solutions en ouvrant un compte 3a auprès d’une banque et en souscrivant une police d’épargne 3a auprès d’une société d’assurances. Le total des sommes investies dans l’une et l’autre solution ne doit pas dépasser le montant maximal déductible.

Se constituer un capital avec le pilier 3b
Vous n’avez pas envie de vous soumettre aux restrictions du pilier 3a? Alors, vous pouvez investir à votre gré dans le pilier 3b. La prévoyance dite «libre» n’est certes pas assortie d’avantages fiscaux, mais elle offre en contrepartie une grande liberté. Elle propose un large choix de solutions bancaires et d’assurance, des produits structurés complexes aux « bas de laine », en passant par des assurances-vie de toute sorte.

Versement dans le pilier 3a : plafonné à 6682 CHF pour les salariés.

Diversifiez vos placements

Comme chaque type d’investissement présente des avantages, mais aussi des inconvénients, il est généralement judicieux de diversifier ses placements en multipliant les formes de placement.
Prenons un exemple :

Chaque année, vous investissez 3400 CHF dans une assurance-vie classique et versez 3166 CHF sur un compte bancaire 3a lié à des fonds de placement. Au niveau du « triangle magique » formé par le rendement, la sécurité et la liquidité, cela donne la chose suivante :

  • Rendement : le pilier 3a lié à des fonds de placement et les privilèges fiscaux qui en résultent vous offrent de bonnes opportunités de rendement.
  • Sécurité : l’assurance-vie vous garantit le versement en une seule fois d’une somme fixée à l’avance, dont vous pourrez par exemple bénéficier à l’âge de 65 ans.
  • Liquidité : vous êtes libre de déterminer à tout moment les sommes versées sur le compte 3a, jusqu’à concurrence du montant maximal légal; si vous deviez avoir besoin d’un peu plus d’argent disponible au cours d’une année donnée, il vous suffira de réduire vos versements.

Peu avant la retraite, la sécurité est de mise

Plus le moment de la retraite approche, plus vos placements devraient être axés sur la sécurité. Dans les années qui précèdent la retraite, réaffectez progressivement les placements fortement orientés vers le rendement dans des placements faisant la part belle à la sécurité.

Quels placements après le départ en retraite?

Une fois à la retraite, la plupart des personnes passent d’une phase de constitution du capital à une phase de consommation du capital, c’est-à-dire qu’ils commencent à vivre de leur épargne. Durant cette période, il est particulièrement important de trouver le bon équilibre entre rendement, sécurité et liquidité pour ses placements.

A ce stade, la liquidité prend toutefois une importance croissante, car vous avez besoin de liquidités pour subvenir aux dépenses courantes. Cela influe sur les possibilités de placement. Certains investissements lucratifs permettent de vous assurer un rendement supérieur en bloquant votre capital sur une certaine période, mais vous essuierez des pertes importantes si vous deviez être obligé de le retirer avant l’heure.

De combien d’argent liquide avez-vous besoin?

Veillez à pouvoir toujours faire face à vos dépenses fixes, telles que les coûts du logement, l’alimentation, etc. Vous devez aussi prévoir l’achat éventuel d’une nouvelle voiture ou d’un nouveau système de chauffage, si cela devait s’avérer nécessaire.

Lors du choix d’un placement, réfléchissez donc bien à la somme qui doit rester disponible.

Les experts recommandent de toujours prévoir un matelas de sécurité en mettant de côté sur un compte bancaire environ six salaires mensuels, avant d’investir son capital dans l’un des nombreux instruments financiers existant sur le marché.

Une stratégie qui a fait ses preuves en termes de consommation de capital consiste à placer son argent après le départ en retraite dans des « compartiments » prévoyant différents horizons de placement (court, moyen et long terme) ; une partie de votre capital produira ainsi un rendement intéressant, tandis que l’autre sera disponible rapidement. Le montant investi dans chaque instrument et dans chaque compartiment dépend là encore de votre situation personnelle.

Après le départ en retraite, investissez dans des placements à court, moyen et long terme.

Vos placements sont-ils sûrs?


Chaque produit de placement a un positionnement unique au sein du triangle magique; les caractéristiques de rendement, de sécurité et de liquidité varient fortement d’un produit à l’autre.

Si les obligations sont réputées offrir une grande sécurité, il est recommandé de n’investir que dans les obligations d’entreprises jugées solides par les agences de notation.

Les actions, en revanche, sont soumises à de très fortes fluctuations de valeur. Le cours de l’action d’une société anonyme qui devient insolvable peut même tomber à zéro!

La crise actuelle a montré que les investissements dans des placements apparemment sûrs ne sont pas à l’abri de pertes de valeur. Certaines grandes entreprises n’ont pas été épargnées par les chutes de cours massives ou ont même fait faillite.

Le compte bancaire n’offre pas non plus une sécurité à toute épreuve puisque les banques peuvent elles aussi se trouver en état d’insolvabilité. La loi fédérale suisse sur les banques et les caisses d’épargne a toutefois institué la « protection des déposants », selon laquelle les fonds déposés dans une banque bénéficient d’un traitement privilégié jusqu’à concurrence de 100'000 CHF (actuellement) par client et par banque.

En cas de faillite de la banque, les déposants récupèrent leurs fonds à hauteur de ce montant, au maximum, et ont priorité sur tous les autres créanciers. Les avoirs qui excèdent cette somme sont attribués aux créances de troisième classe. Le plafond de 100'000 CHF s’entend par client, et non par compte bancaire.

Les banques bénéficiant d’une garantie de l’Etat sont dans une situation particulière : la plupart des cantons se portent en effet garants des engagements de leurs banques cantonales, y compris pour les dépôts qui excèdent 100'000 CHF.

En ce qui concerne les sociétés d’assurances, les choses sont un peu différentes. L’assureur doit garantir les prétentions découlant des contrats d’assurance vie en constituant une fortune dite liée. En cas d’ouverture d’une procédure de faillite, les assurances-vie garanties par la fortune liée ne sont pas dissoutes, mais transférées à un autre assureur ou à la FINMA, Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers.

Les assurances-vie offrent une grande sécurité.

Placements : les cinq règles d’or

  1. N’ayez pas d’ambitions démesurées
    Ne nourrissez pas des espoirs illusoires en matière de rendement; soyez satisfait des gains en pochés et ne regrettez pas les occasions manquées.
  2. Soyez déterminé
    J’achète ou pas? Il n’y a pas de rendement sans prise de décision. Ne soyez pas trop téméraire, mais faites preuve de détermination.
  3. La patience est d’or
    Ne soyez pas toujours en « effervescence » ; l’impatience peut conduire à des comportements irréfléchis. Surtout en période de crise, il faut parfois se dire : « Attendons un peu pour voir. »
  4. Diversifiez vos placements
    Même si vous pensez avoir trouvé la meilleure offre, ne mettez pas tous vos oeufs dans le même panier : optez pour des placements diversifiés.
  5. Reconnaissez vos erreurs
    Si vous avez pris une mauvaise décision, sachez le reconnaître, sinon vous corrigerez trop tard votre erreur et perdrez encore plus d’argent. L’une de vos actions commence à chuter et semble ne pas vouloir s’arrêter? Ne gaspillez pas davantage votre argent en achetant d’autres actions.

« On devrait vérifier tous les cinq ans si un placement tient le cap. »

Comment réaliser un rendement élevé en courant de faibles risques?

Beat Lang: C’est pratiquement impossible. Si vous voulez que votre capital génère un rendement conséquent, vous devez accepter de prendre des risques élevés.

Quelles sont les grandes règles de l’investissement?
Tous les placements évoluent dans le triangle magique de l’investissement, qui fait intervenir rendement, sécurité et liquidité. Lors de la planification de la retraite, il faut tenir compte du fait que l’on passe d’une phase de constitution du patrimoine à une phase de consommation du capital ; on peut se permettre de prendre des risques plus importants dans la première phase que dans la seconde. Parfois, je conseille d’opter pour des placements offrant une protection à 100%, et d’investir les gains ainsi obtenus dans des placements plus agressifs.

Comment savoir quelle est la forme de placement la mieux adaptée?
Nous déterminons avec nos clients leur disposition à prendre des risques et leur capacité à les assumer. A cet effet, nous utilisons un questionnaire, que nous leur demandons de remplir. Pour se constituer un capital, je conseille généralement de souscrire une assurance d’épargne mixte avec garantie d’intérêt, c’est-à-dire une solution du pilier 3a ou 3b. Une telle assurance permet d’inclure une couverture du risque pour le partenaire. Il est également possible de choisir des produits liés à des fonds de placement, qui offrent des opportunités de rendement un peu plus élevées.

A quelle fréquence faut-il revoir l’orientation de ses placements?
Tout dépend de la nature des placements. Pour les placements à long terme tels que les actions, mieux vaut maintenir sa stratégie sur une longue durée, sauf peut-être en cas de fortes fluctuations. Grosso modo, il faut vérifier à peu près tous les cinq ans si le placement tient la route. Cela implique de prendre le temps de se faire conseiller par un professionnel avant de se décider, et surtout, de ne pas modifier trop vite la nouvelle stratégie car tout arbitrage entraîne des frais.

La retraite avant l’heure?

Le vieillissement de la population s’accélère en Suisse. L’une des conséquences vraisemblables à plus ou moins long terme est le relèvement de l’âge de la retraite. Or, peu de Suisses souhaitent travailler plus longtemps : la retraite anticipée est un rêve largement partagé. Un rêve qui peut devenir réalité si l’on planifie sa retraite et si l’on comble ses lacunes de prévoyance à temps.

Adieu le stress et les réunions marathons, à vous le temps libre et les joggings en forêt. Nombreux sont ceux qui trouvent le temps long jusqu’aux « grandes vacances définitives ». Des enquêtes ont révélé qu’environ trois quarts des Suisses nourrissent le rêve de prendre une retraite anticipée.

Dans les faits, près de 50% des personnes exerçant une activité lucrative en Suisse quittent prématurément le monde du travail ; 30% prennent une retraite anticipée trois ans avant l’âge ordinaire de la retraite, 20% un ou deux ans avant.

Ils sont nombreux à pouvoir se le permettre ... mais beaucoup y sont même obligés.
A première vue, ces chiffres peuvent étonner, car la retraite anticipée a un coût. Prendre sa retraite avant l’heure implique de renoncer à un salaire et de voir sa rente de vieillesse sérieusement entamée.

Mais l’argument financier semble loin de décourager, du moins les plus aisés. Les statistiques révèlent que plus le capital de vieillesse accumulé dans le 2e pilier durant la vie active est élevé, plus un départ en retraite anticipée est probable.

Lorsque l’on parle de retraite anticipée, il ne faut pas oublier qu’il existe aussi de nombreux cas de retraites anticipées imposées. Environ un tiers des personnes ayant pris une retraite anticipée ont dû cesser leur activité professionnelle suite à des problèmes de santé, à une restructuration de leur entreprise ou à une compression d’effectifs.

Au total, environ un sixième des salariés en Suisse sont mis en retraite anticipée contre leur gré. Ils sont nombreux à se trouver démunis face à cette destinée inattendue, d’autant que les préoccupations financières l’emportent souvent sur le bonheur que procure cette nouvelle liberté.

La tendance à se retirer tôt de la vie active et le nombre élevé de retraites anticipées imposées montrent qu’il vaut la peine de se préoccuper suffisamment tôt des conséquences financières d’une retraite anticipée, que l’on ait ou non envisagé cette éventualité.

Un actif sur six part en retraite anticipée contre son gré.

De combien d’argent avez-vous besoin? Sur quelle somme pouvez-vous compter?


Se préoccuper suffisamment tôt de sa retraite anticipée, qu’est-ce que cela implique au juste? Cela signifie que vous devriez commencer à réfléchir à votre retrait de la vie professionnelle et à faire le point sur votre situation financière au plus tard à la cinquantaine. Il vous restera alors suffisamment de temps pour combler vos lacunes de prévoyance, le cas échéant.

AVS : des réductions de prestations sensibles
Si vous le souhaitez, vous pouvez demander à toucher votre rente AVS un ou deux ans avant cet âge. Dans ce cas, comme on estime d’après les statistiques que la durée de versement de la rente est plus longue que si vous preniez votre retraite à l’âge ordinaire, la rente annuelle est réduite. La réduction s’élève à 6,8% par année d’anticipation.

D’après le registre des rentes de 2007, à peine un tiers des femmes ont perçu leur rente AVS un ou deux ans plus tôt, et seulement 8% des hommes. Cela signifie que la majeure partie des personnes qui prennent une retraite anticipée ne perçoivent leur rente AVS qu’à partir de l’âge ordinaire de la retraite, afin de ne pas subir une réduction de la rente.

Lorsqu’on l’on sollicite une rente anticipée, il faut normalement continuer à cotiser à l’AVS jusqu’à l’âge ordinaire de la retraite ; le montant minimal des cotisations est de 475 CHF; le montant maximal, de 10'300 CHF par an.

Si vous souhaitez percevoir votre rente AVS de façon anticipée, vous devez faire valoir vos droits auprès de la caisse de compensation AVS compétente. Déposez votre demande au moins trois mois avant la date haitée. Vous trouverez l’adresse de votre caisse de compensation sur le site
www.ahv.ch

Retraite anticipée d’un an : rente AVS réduite de 6,8% à vie.

Caisse de pension : la situation varie d’un cas à l’autre

Les caisses de pension peuvent aménager leurs modèles de retraite anticipée à leur guise. Prenez contact avec votre caisse de pension pour savoir si elle offre la possibilité d’une retraite anticipée. Peut-être permet-elle aussi de prendre une retraite partielle, afin de se retirer de la vie active en douceur.

Certaines caisses de pension compensent l’absence de la rente AVS par une rente transitoire, venant s’ajouter à la rente de vieillesse perçue par anticipation. La rente transitoire peut être financée en versant des cotisations supplémentaires pendant la vie active ; la plupart des employeurs prennent en charge la moitié des cotisations.

Une retraite anticipée a pour effet de réduire sensiblement la rente. La caisse de pension vous verse un certain pourcentage de votre capital de vieillesse sous forme d’une rente annuelle. Ce pourcentage – que l’on appelle taux de conversion – et votre avoir de vieillesse sont nettement plus faibles en cas de retraite anticipée que dans le cas d’une retraite ordinaire.

  • La caisse de pension réduit la rente de vieillesse car lorsqu’elle verse une rente anticipée, elle subit un manque à gagner du fait que l’employeur et le salarié ne versent plus de cotisations et qu’il n’y a plus de production d’intérêts ; elle doit alors financer davantage de rentes avec des rentrées de cotisations inférieures. La réduction de la rente est de 6 à 7% par année d’anticipation.
  • Les assurés constituent environ un quart de leur capital de vieillesse total durant les cinq dernières années d’activité lucrative, car c’est souvent au cours de cette période que leur salaire est le plus important et que leurs cotisations sont donc les plus élevées. Par ailleurs, l’effet des intérêts composés pèse chaque année un peu plus lourd dans la balance.

Combler les lacunes de prévoyance
La lacune de prévoyance résultant de la retraite anticipée peut être comblée de différentes façons. Par exemple, en trouvant un bon placement pour sa propre fortune. Il est également possible que votre employeur vous verse une indemnité facilitant votre départ en retraite anticipée.

N’oubliez pas que les indemnités de départ sont imposables. Si les autorités fiscales estiment que cette indemnité revêt un caractère de prévoyance, c’est le barème préférentiel fixé pour la prévoyance qui s’applique. Sinon, elle est imposée en tant que revenu de remplacement, avec vos autres revenus.

La réduction de la rente de la caisse de pension est de 6 à 7% par année d’anticipation.

Retraite anticipée : votre check-list

  1. Autour de la cinquantaine, déterminez la date à laquelle vous souhaitez prendre votre retraite.
  2. Prenez contact avec votre caisse de pension pour savoir si une retraite anticipée est envisageable
    à la date souhaitée.
  3. Réfléchissez au train de vie que vous entendez adopter à la retraite. Dressez un budget réaliste tenant compte de toutes les dépenses, et n’oubliez pas les risques tels qu’une maladie pouvant entraîner des frais médicaux élevés.
  4. Demandez à votre caisse de compensation AVS de vous fournir un relevé de compte individuel et contactez votre caisse de pension pour connaître le montant de votre avoir de vieillesse.
  5. Renseignez-vous auprès de votre employeur pour savoir s’il verse des rentes transitoires en cas de retraite anticipée.
  6. Sur la base de votre budget, calculez le montant de la lacune de revenu.
  7. Dressez l’inventaire de vos actifs: immobilier, avoir en compte, fonds de prévoyance des 2e et 3e piliers, titres, assurances-vie, participations, héritage prévisible, etc.
  8. Calculez le montant des capitaux supplémentaires dont vous avez besoin pour combler votre lacune de prévoyance et consultez votre conseiller en prévoyance.
  9. Si vous souhaitez retirer votre avoir de vieillesse sous forme de capital, faites part de votre décision à votre caisse de pension dans le délai imparti. En ce qui concerne l’AVS, vous devez faire valoir vos droits environ trois mois avant votre départ à la retraite.

Codes postaux desservis:

1977  1978, 3978 , 3975, 3971

 

  • 1977 Icogne, 1978 Lens, 3978 Flanthey, 3975 Randogne, 3971 Chermignon
  • Au centre de la station de Crans

 

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Source: Swisscom Directories SA